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Le téléphone dans le riz : pourquoi c'est une mauvaise idée, et quoi faire à la place

Tout le monde connaît l'astuce. Elle ne marche pas, et elle coûte les 48 heures qui font la différence.

· 2 min de lecture · GersFix, Miélan

Le riz sec absorbe l'humidité de l'air, très lentement. Il n'absorbe pas l'eau enfermée entre la carte mère et son blindage, ni celle qui est sous les puces. Pendant les deux jours où le téléphone « sèche », l'eau reste là, avec le courant de la batterie, et la corrosion progresse.

Ce qui se passe vraiment

Après le riz, le téléphone se rallume souvent : les contacts sont secs en surface. Puis, une semaine ou un mois plus tard, une fonction lâche (charge, micro, écran), parce que la corrosion a fini de ronger une piste ou un composant. C'est là que le téléphone arrive à l'atelier, plus abîmé que s'il était venu le jour même.

La bonne méthode

  1. Éteindre tout de suite, et ne pas rallumer.
  2. Retirer la coque, la SIM, et essuyer l'extérieur.
  3. Ne pas charger, ne pas chauffer, ne pas secouer violemment.
  4. Prendre rendez-vous ou envoyer le jour même, en Colissimo, en précisant « dégât des eaux ».
  5. Noter quel liquide (eau douce, mer, piscine, café, jus) : ça change le nettoyage.

À l'atelier

Démontage, nettoyage aux ultrasons de la carte, désoxydation sous microscope, séchage, tests, et remplacement des composants morts. La désoxydation est à prix fixe par modèle sur la page des tarifs ; si des composants sont à remplacer, c'est la réparation de carte mère à 149 €. Si rien ne peut être sauvé, rien n'est facturé.

Un dernier mot : les sachets de gel de silice, l'aspirateur, le sèche-cheveux et le radiateur sont dans la même catégorie que le riz. Aucun ne retire l'eau de sous une puce.

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